Vous planifiez une excursion en bateau dans les eaux turquoise du Grand Cul-de-Sac Marin en Guadeloupe ? L’Ilet Caret est sans aucun doute l’une des destinations phares, un petit coin de paradis qui incarne parfaitement la carte postale caribéenne. Mais derrière ce banc de sable blanc idyllique se cache une histoire fascinante et un futur incertain.
Découvrez l’histoire de ce confetti de sable qui attire pêcheurs, locaux et voyageurs en Guadeloupe depuis des décennies…

L’Ilet Caret au fil des années.
À travers ce diaporama, vous allez découvrir l’évolution fascinante d’un site emblématique de la Guadeloupe.
Chez Panamax, nous avons à cœur de vous faire découvrir ce joyau tout en vous sensibilisant à sa préservation. Car si le sable s’en va, nos souvenirs, eux, restent gravés.
Un îlot façonné par les forces de la nature …
Contrairement à certaines îles volcaniques de l’archipel, l’Ilet Caret n’est pas le fruit d’un soulèvement de terre massif. Il s’agit d’un banc de sable d’origine sédimentaire, dont la formation est le résultat de plusieurs facteurs naturels :
Coraux morts et sédiments : Le sable blanc et fin de l’îlet est en grande partie composé de débris de coraux morts, provenant de la longue barrière de corail située à proximité.

Mouvements sous-marins : Les tremblements de terre et l’activité sous-marine contribuent à déplacer et accumuler les sédiments.
Vent et mer : Les courants marins et les alizés agissent comme de puissants architectes, modelant sans cesse la forme et la taille de l’îlet.
Son nom provient d’ailleurs des tortues imbriquées appelées « Karet » ou « Caret », qui venaient autrefois y faire leur nid, témoignant de son rôle historique dans l’écosystème marin.
Une histoire humaine brève mais mouvementée
Bien que l’îlet Caret soit souvent considéré comme un îlot désert, il a connu une brève période d’occupation humaine :
Le pêcheur Brutus : Au début du XIXe siècle, un pêcheur du nom de Brutus s’y installa avec sa famille et y vécut pendant environ 25 ans.
Un projet de phare avorté : Une anecdote raconte qu’un habitant aurait même demandé à l’administration coloniale l’autorisation d’ériger et d’entretenir un phare sur l’îlet pour sécuriser la navigation dans le lagon. Sa demande n’aboutira jamais.
Depuis lors, l’Ilet Caret est resté inhabité en permanence, devenant le lieu de robinsonnades et de pique-niques pour les excursionnistes en quête de tranquillité.
La menace de l’érosion : Un trésor naturel en danger
Le plus grand chapitre de l’histoire de l’Ilet Caret est sans doute celui qu’il est en train d’écrire aujourd’hui: sa disparition progressive. L’îlet est par nature mobile et éphémère, mais le rythme de son érosion s’est accéléré de manière alarmante au cours des dernières décennies :
Réduction drastique de la surface : Alors qu’il mesurait environ 250 mètres de long au début des années 2000, sa superficie a considérablement diminué (passant de 1,6 hectare dans les années 1960 à environ 4000 m2 aujourd’hui).
Fragilisation du récif : Le déclin de la barrière de corail, dû à la pollution, aux cyclones et au changement climatique, prive l’îlet de sa protection naturelle contre les vagues.
Hyperfréquentation touristique : Le succès de l’îlet, avec des milliers de visiteurs annuels, a également exercé une pression considérable sur son écosystème fragile.
Aujourd’hui, l’Ilet Caret est sous la protection du Conservatoire du Littoral et fait partie de l’aire marine du Parc National de la Guadeloupe. Des mesures sont régulièrement prises par les autorités, comme l’interdiction temporaire de débarquement, pour tenter de freiner cette érosion et préserver ce lieu unique.
Dernière information : Débarquement interdit jusqu’au 30 juin 2026.
L’Équipe PANAMAX investit pour la préservation de l’Îlet Caret
Chez Panamax, nous sommes viscéralement attachés à cet îlet. Pour nous, le respecter n’est pas une option, c’est un devoir. C’est pourquoi nous appliquons la réglementation préfectorale à la lettre et nous comptons sur vous pour être les acteurs de cette préservation.
Notre règle d’or est simple : dès que vos genoux sortent de l’eau en avançant vers l’îlet, on s’arrête ! En évitant de piétiner la partie émergée, on laisse les jeunes pousses se fixer et le sable se stabiliser. Admirer l’îlet depuis l’eau, un verre à la main, c’est aussi ça le luxe : profiter du paradis sans l’abîmer pour qu’il soit encore là demain.

Il n’y a plus rien à l’îlet Caret » ? Laissez-nous vous prouver le contraire !
On entend parfois sur les pontons ou en agence que l’îlet Caret aurait « disparu » ou qu’il ne présenterait plus d’intérêt. À ceux-là, nous avons envie de dire : ouvrez l’œil (et le bon) ! Les superbes clichés de notre photographe Alex, pris par drone, ne mentent pas. Si le banc de sable bouge au gré des courants, la végétation, elle, est en train de reprendre ses droits de façon spectaculaire.
On voit clairement le vert regagner du terrain, preuve que la nature est résiliente quand on lui en donne la chance. L’îlet Caret n’est pas « mort », il se transforme, il respire, et il reste selon nous le plus beau banc de sable blanc du Grand Cul-de-Sac Marin.



Clichés aériens de l’Ilet Caret – Janvier 2026
Votre excursion dans le Grand Cul-de-Sac Marin

Visiter l’Ilet Caret, c’est vivre un moment privilégié sur un site à l’histoire singulière et à la beauté inégalée, tout en prenant conscience de sa fragilité.
Nos excursions en bateau vous mènent en toute sécurité à travers les eaux calmes du Grand Cul-de-Sac Marin, vous offrant une expérience respectueuse de cet environnement exceptionnel.

